Slide Si tu sais dans quoi tu t'embarque, tu peux continuer... Lis cet encart attentivement avant de continuer ! N'hésite pas à me donner ton avis. Cela me motive et m'aide à m'améliorer ! Risque de spoile Je tiens à préciser que Le cagibi d'Ethan n'est pas de la romance. C'est une histoire psychologique et ce n'est pas la suite de Des petits mots et des grands cris. C'est une histoire à part, et les deux romans peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre. Seulement lire Le cagibi d'Etahn révèlera une partie de la fin de l'autre roman donc si tu souhaites lire les deux, il faut commencer par Des petits mots et des grands cris.
Ce roman concerne un personnage central de mon roman Des petits mots et des grands cris et chronologiquement, ça se déroule après la fin (La fin du tome 3). Lis la quatrième de couverture uniquement si tu as lu la trilogie en entière ou si tu ne souhaites pas la lire.

Quatrième de couverture Ethan vit dans un foyer pour mineur parce que son père, maintenant en prison, a tué sa mère à force de la battre. Pour survivre à ce monde qui ne l'a pas épargné, il s'est efforcé de porter le masque de l'adolescent violent, manipulateur en suivant, malgré lui, le même chemin que son père.
En tombant amoureux de Sunny, la seule personne en dehors de sa mère à le voir tel qu'il est vraiment, Ethan prends alors conscience qu'il déteste ce qu'il est devenu. Il perd pied. Il perd le pouvoir qu'il avait sur les autres résidents du foyer jusqu'à se faire harceler. Il perd tout bonnement son identité et sans personne pour le guider à sortir de cette déchéance, il tombe dans une profonde détresse qui le pousse à se suicider. Il se retrouve alors en enfer, son propre enfer, là où ses démons intérieurs l'attendent pour le torturer ou disons… le mettre à l'épreuve.

Ethan devra trouver tout l'amour qu'il a si bien enfoui en lui pour pouvoir affronter ces démons et s'échapper.
C'est un roman difficile à écrire car assez sombre. C'est compliqué pour moi de m'y investir régulièrement. J'avance donc doucement. Pour l'instant je suis en train d'écrire le chapitre 6. « Faut vraiment avoir de la merde dans le cerveau pour croire que Sunny a aimé ce que tu lui as fait. Je l'ai récupéré en pleure et tremblant putain ! Il a tout de suite voulu t'oublier en voulant m'embrasser. Il a dormi coller contre moi tellement il avait peur de passer cette nuit-là tout seul alors je pense clairement qu'il préfère mon respect à ta façon de le voir uniquement comme un cul... Tu sais quoi, t'as raison, je suis pathétique mais sans doute bien moins que toi. Tu me fais pitié parce que si aujourd'hui, tu te crois bien entouré, c'est seulement parce que certains te craignent ! En vérité, t'es un type complètement seul et paumé et bientôt, tu pleuras ta mère. Tu lui supplieras de t'accueillir avec elle au paradis en allant te pendre, si jamais un paradis existe pour toi… »

Le regard vitreux, debout sur un grand seau retourné, une corde autour du cou, elle-même attachée à un large tuyau au-dessus de sa tête, Ethan pensait à ces mots comme on pense à une chanson qui nous reste toute la journée dans la tête. Il n'avait pas repensé à ses paroles acides depuis que ce pauvre type qui lui avait volé Sunny les lui avait adressés une après-midi de mai sur un parking abandonné. Sur le coup, cela lui avait fait du mal. Beaucoup de mal, même si le type en question avait raison. C'était d'ailleurs surtout parce qu'il avait raison qu'Ethan avait eu si mal. Il était parti s'acheter une - ou peut-être même deux - bouteilles de vodka et puisqu'il faisait plus âgé qu'il ne l'était vraiment, on ne lui avait pas demandé sa carte d'identité pour constater qu'il était encore mineur. Ensuite, bouteilles en main et alcool dans le sang, il avait traîné sur un pont.
C'était la première fois qu'il avait songé à se tuer. A y songer vraiment comme une idée réconfortante mais l'éducatrice l'avait retrouvé, lui avait gentiment demandé de descendre de la rambarde et étrangement, il l'avait fait. Peut-être parce qu'il était trop bourré. Il était beaucoup trop obéissant quand il était bourré, ce qui est normalement le contraire chez la plupart des individus.
Aujourd'hui, il avait pris soin de ne pas boire pour rester maître de lui-même. Il avait déjà beaucoup trop bu hier et il avait fait n'importe quoi. Il avait hurlé dans tout le réfectoire du foyer et une fois de plus, il avait vu la haine dans les si beaux yeux de Sunny. Cette haine lui était directement adressé et cela avait fini de détruire son cœur déjà en miette.
Saoul, il le savait, il ne maîtrisait plus rien et aujourd'hui, il comptait bien réussir à mourir. Il avait laissé un mot sur le bureau de sa gueule d'ange, comme il l'aimait à l'appeler, et vivant, il ne pouvait pas assumer ce qu'il lui avait confié dedans. Aussi, il avait entendu les éducateurs parler dans son dos de centre psychiatrique et il sentait qu'ils n'allaient pas tarder à l'emmener là-bas. Hors de question qu'il s'y rende. S'il devait aller en enfer, autant que ce soit en se donnant lui-même la mort et pas enfermé dans un centre de fou. Il devait, par conséquent, disparaître de ce monde, rejoindre sa mère ou le pandémonium, mais être loin d'ici. Hier, il avait donc attendu de dessaouler toute l'après-midi et, réfléchissant à son plan, il n'avait pas dormi de la nuit. Il ne pouvait pas faire ça dans sa chambre parce qu'il n'avait pas accès à de la corde, ni à quoi que ce soit qui l'aiderait à faire le voyage vers l'au-delà. Il n'y aurait que dans le cagibi des produits ménagés qu'il trouvait de quoi l'emmener. Il avait repéré depuis longtemps la corde et le tuyau au plafond. En fait, c'était presque trop facile. C'était comme si l'au-delà l'attendait déjà.
Ethan, le regard toujours aussi vide, contemplait à présent la minuscule pièce dans laquelle il s'était confiné. C'était un cagibi des plus banal, avec une étagère en métal remplie de produits d'entretien tapissant le mur du fond, des balais et des seaux au sol, une ampoule jaune et faiblarde pour illuminer la pièce et un large tuyau qui faisait un bruit d'aspiration facilement occultable mais un peu étouffant malgré tout.
Un bien triste endroit pour mourir.
Peut-être qu'en cherchant mieux, il aurait pu trouver une pièce plus accueillante mais en vérité, il considérait que c'était exactement dans celle-ci qu'il devait s'en aller. Là où il avait fait tant de mal à Sunny. Là où tout était parti de travers. Et là où il avait perdu le contrôle sur sa vie. Il ne méritait donc aucunement mieux qu'un endroit aussi oppressant, bordélique et emplis des souvenirs de ses crimes pour en finir.
Après une dernière longue inspiration, il serra le nœud autour de son cou dans un geste lent mais tremblant. Il avait pris le temps, quelques minutes plus tôt, d'accrocher cette corde au tuyau au-dessus de sa tête sans réussir à penser à autre chose qu'à la tâche qu'il était en train d'accomplir. Cela avait été doux et apaisant et cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle sérénité. A présent, il était légèrement plus effrayé. C'était sans doute l'instinct de survie qui testait sa volonté.
Qu'il aille se faire foutre ce putain d'instinct survie !
Ethan n'avait pas de temps à perdre avec lui. Ce couloir-là du foyer était désert à cette heure-ci et ce ne serait pas le cas encore très longtemps. Alors il se força d'abord à penser à l'asile de fous qui l'attendait pour étouffer cette voix en panique face à la mort. Une voix qui n'avait visiblement pas les priorités au bon endroit. Mais ce fut l'image de sa mère qui lui fit faire un pas dans le vide, renversant le seau au passage. Son instinct de survie n'était définitivement pas d'accord avec sa décision et ses poumons cherchèrent l'air duquel il s'était pourtant privé volontairement mais l'image si réconfortante de sa mère l'attendant de l'autre côté l'aida à garder ses bras le long de son corps parcouru de spasmes pour accueillir la mort sagement.
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